Diabolo

Deux hémisphères, le droit, le gauche qui s’équilibrent sur le fil du mystère.
Je prend de la vitesse, la cynergie m’offre une stabilité enivrante, j’affronte tout les possibles.
Mais gare à la chute. Un noeud mal negocié et le tout s’emmêle comme une pelote de laine. Une trop grande précipitation, un faux mouvement et je raye mon plastique méchamment à la hauteur de mon emportement. Une tension légère est nécessaire pour plus de repère. On navigue à vue si le fil flotte. Il en va de même s’il est trop tendu. Je me sens libre dans cette justesse, guidé, accompagné mais jamais forcé.
L’équilibre est si fragile! Centré, dans mon axe, tout s’enchaîne dans la rondeur et l’harmonie. Quel délice de se laisser balancer, se sentir respecté par une force qui nous dépasse. Les ficelles semblent tirées du ciel, orchestrées par la baguette double d’un puissant magicien.
Un manque d’écoute, moins de souplesse et la magie s’arrête brusquement. Je suis un diable sournois, plus prise de tête qu’un casse-tête chinois.
L’art du diabolo est un art de vie aux infinis possibles, du dieu Alpha au diable Oméga. Un conseil de Bouddha, si tu veux vivre serein et vieux, choisit la Voie du Milieu.

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